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bon vivant

 

 

Il n’y a pas de saison pour s’envoyer une bonne garbure derrière la cravate.

L’hiver, quand çà pince ou après une bonne journée de marche, rien ne vaut pour une bonne garbure pour se refaire une santé.

Bien faite, elle réchauffe et tient au ventre. Le premier des plaisirs procuré par la garbure est celui de tremper la louche dans le pot fumant.

Il y a garbure et garbure.

Rien à voir avec une soupe claire où quelques légumes coupés fins nagent la brasse coulée dans un liquide translucide. Une bonne garbure ne doit pas laisser voir le fond de soupière. On dit même que la louche doit tenir droit.

Une bonne garbure se termine par la « goudale ». En français on dit chabrot. L’usage veut que la lampée vin rouge versée dans l’assiette encore chaude recouvre la cuillère mais pas plus.

Plus elle est réchauffée, meilleure elle est !

Origines de la garbure

Les spécialistes divergent quant à l’origine du mot garbure. On sait qu’il apparaît en 1750 mais qu’il était déjà présent au XII° siècle. Le Béarn est le berceau de la garbure. Plusieurs variantes circulent dans le sud ouest.

Cet article a 3 commentaires

  1. C’est un plat formidable. A lui seul il régale les papilles et garnit l’estomac. Il faut bien ça pour qu’un pyrénéen honore une journée de dur labeur. Quelle qu’en soit la recette on trouve dans ce plat toutes les saveurs d’une nourriture modeste mais au combien naturelle.
    C’est un plaisir que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

  2. Entièrement d’accord avec toi
    Une bonne garbure se consomme seule. finir par un bout de brebis des Pyrénées et un bon coup de rouge
    A +

    1. le rouge dans l’assiette chaude, chez moi on appelle çà la « goudale »

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