Après une rando rien ne vaut une bonne garbure

 

 

Il n’y a pas de saison pour s’envoyer une bonne garbure derrière la cravate.

L’hiver, quand çà pince ou après une bonne journée de marche, rien ne vaut pour une bonne garbure pour se refaire une santé.

Bien faite, elle réchauffe et tient au ventre. Le premier des plaisirs procuré par la garbure est celui de tremper la louche dans le pot fumant.

Il y a garbure et garbure.

Rien à voir avec une soupe claire où quelques légumes coupés fins nagent la brasse coulée dans un liquide translucide. Une bonne garbure ne doit pas laisser voir le fond de soupière. On dit même que la louche doit tenir droit.

Une bonne garbure se termine par la « goudale ». En français on dit chabrot. L’usage veut que la lampée vin rouge versée dans l’assiette encore chaude recouvre la cuillère mais pas plus.

Plus elle est réchauffée, meilleure elle est !

Origines de la garbure

Les spécialistes divergent quant à l’origine du mot garbure. On sait qu’il apparaît en 1750 mais qu’il était déjà présent au XII° siècle. Le Béarn est le berceau de la garbure. Plusieurs variantes circulent dans le sud ouest.

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