Mémoire d’accompagnateur montagne

Gérard Caubet

Trente ans déjà que le diplôme d’accompagnateur en montagne est né. C’était hier. En regardant  ma vie professionnelle dans le rétroviseur,  je me rends compte qu’elle recouvre la profession depuis sa gestation, bien avant la création du diplôme. Lors de mes rencontres avec de jeunes accompagnateurs, il m’arrive d’être sidéré par le peu de connaissances qu’ils ont sur l’histoire de leur métier. N’étant plus qu’une poignée à détenir cette mémoire, Il peut donc s’avérer utile de la retracer.

Mon goût pour l’accompagnement s’est formé bien avant mon entrée dans la vie professionnelle. Ado, je fréquentais l’Œuvre Educative et Laïque de Montagne (OELM) dont les responsables, pour la plupart communistes, se réclamaient de Coucou Barrio, grand pyrénéiste, personnage atypique, instituteur et  guide de montagne très engagé dans la jeunesse et la montagne sociale. J’ai baigné dans les valeurs dont les maîtres mots étaient : solidarité, effort  et partage.

C’est ainsi que dans les années 1975 à 1980, au moment d’entrer dans la vie professionnelle, j’ai tout naturellement  glissé du bénévolat vers les métiers de la montagne. L’époque était faste. On pouvait rêver sa vie et vivre ses rêves. J’ai successivement travaillé comme conducteur de chevaux à Gavarnie, pisteur, conducteur de chenillette, artificier et maître chien d’avalanche (principalement  à Artouste), moniteur de ski, gardien du refuge de Migouelou, avant d’embrasser une profession qui n’existait pas encore, celle d’accompagnateur

1970 à 1980 : naissance de la profession d’accompagnateur en montagne dans le contexte euphorique de la société des loisirs.

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