LES SABOTS DE VENUS. Où les voir et tout savoir

Le somptueux Sabot de Venus 

Où les voir dans les Pyrénées ?

De fin mai à mi juin les sabots de Venus sont de sortie dans les Pyrénées.

Pour les observer sans effort, rien de plus simple.

Il suffit de se rendre derrière le col du Pourtalet entre fin mai et juin.

Passez la frontière, descendez quelques kilomètres jusqu’à Formigal, dépassez la station-service. La route passe rive droite. Quelques centaines de mètres après, un parking à main gauche permet de se garer. Il y a souvent une voiture. C’est celle du garde chargé de les protéger. Les sabots de vénus sont de l’autre côté de la route. Le garde vous accompagnera.

D’autres stations sont répertoriées, dans les Pyrénées-Orientales et dans le Parc National d’Ordesa Aniscle et Pineta. Mais elles ne se laissent pas voir avec autant de facilité.

Tout savoir sur le sabot de Venus!

C’est  la plus grande orchidée d’Europe. Elle est reconnaissable entre toutes  grâce à son sabot ventru jaune paille (le labelle) entouré de deux ailerons couleur chocolat (les sépales). Une vraie splendeur !

Origine du nom

Cypripedium calceolus est le nom savant du sabot de Venus. C’est tout simple ! Cypria  est le nom chypriote de la déesse Venus, et pedium signifie sabot en latin. Quant à caleceolus, sa signification est « petite chaussure ».

En français on l’appelle le Cypripède. La religion peu enclin aux choses de l’amour a transformé sabot de Vénus en sabot de la Vierge ou pantoufle Notre-Dame. La légende veut que Vénus surprise à flâner dans la prairie par un berger s’enfuit, laissant derrière elle un de ses souliers devenus « le sabot de Vénus ».

Si tout se passe bien, son espérance de vie est d’une trentaine d’année.

Chez le sabot de Venus tout est compliqué à commencer par la fécondation

Elle nécessite le recours aux service d’abeilles du genre Andrena (pas les mêmes que celles qui font du miel). La fleur émet des signaux dits « malhonnêtes », leur faisant croire à la présence de nectar. Bernés, les insectes pénètrent dans le sabot, s’y font piéger et n’en peuvent ressortir qu’en suivant un chemin balisé étroit et profond où elles se couvrent de pollen. De retour à l’air libre, elles visitent les sabots d’à côté, déchargent leur pollen, en prennent du neuf et ainsi de suite.

Les graines se développeront pendant l’été puis seront dispersées au gré des vents. Seule une infime partie survivra au voyage.

Une fois en terre, les graines minuscules sont incapables de se développer seule. Elles ont besoin de l’aide d’un champignon nourricier.

Les chanceuses attendront trois ans sous terre avant de lancer timidement quelques tiges à l’air libre. Six à quinze ans de plus seront nécessaires à l’apparition des premières fleurs.

Au cas où çà ne marcherait pas, la nature fort bien faite a prévu un mode de diffusion racinaire. De fait de nombreux pieds voisins font partie de la seule  et même plante.

Le sabot de Venus est strictement protégé

Sur l’ensemble de l’Europe l’espèce est protégée en raison de son important déclin notamment à cause de la destruction de son habitat. À l’échelle nationale sont statut est VU: Espèce encourant un risque élevé d’extinction dans la nature.

Dans les Pyrénées, il existe peu d’endroits où voir des Sabots de Venus. Ils sont principalement sur le versant espagnol. Là bas, on les appelle « Zapata de la dama » (chausson de la dame).

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