Une vie d’accompagnateur

Trente ans déjà que le diplôme d’accompagnateur en montagne est né. C’était hier. En regardant  ma vie professionnelle dans le rétroviseur,  je me rends compte qu’elle recouvre la profession depuis sa gestation, bien avant la création du diplôme. Lors de mes rencontres avec de jeunes accompagnateurs, il m’arrive d’être sidéré par le peu de connaissances qu’ils ont sur l’histoire de leur métier. N’étant plus qu’une poignée à détenir cette mémoire, Il peut donc s’avérer utile de la retracer.
Mon goût pour l’accompagnement s’est formé bien avant mon entrée dans la vie professionnelle. Ado, je fréquentais l’Œuvre Educative et Laïque de Montagne (OELM) dont les responsables, pour la plupart communistes, se réclamaient de Coucou Barrio, grand pyrénéiste, personnage atypique, instituteur et  guide de montagne très engagé dans la jeunesse et la montagne sociale. J’ai baigné dans les valeurs dont les maîtres mots étaient : solidarité, effort  et partage.
C’est ainsi que dans les années 1975 à 1980, au moment d’entrer dans la vie professionnelle, j’ai tout naturellement  glissé du bénévolat vers les métiers de la montagne. L’époque était faste. On pouvait rêver sa vie et vivre ses rêves. J’ai successivement travaillé comme conducteur de chevaux à Gavarnie, pisteur, conducteur de chenillette, artificier et maître chien d’avalanche (principalement  à Artouste), moniteur de ski, gardien du refuge de Migouelou, avant d’embrasser une profession qui n’existait pas encore, celle d’accompagnateur.

1970 à 1980 : naissance de la profession dans le contexte euphorique de la société des loisirs.

L’époque était un véritable creuset d’idées et d’initiatives dans lequel j’ai beaucoup milité. La profession naissante s’inscrivait dans le contexte plus large de développement du tourisme diffus, vu comme la seule alternative crédible au « tout voiture » et au tourisme concentrationnaire des stations de ski. La randonnée n’existait pas en tant que telle. Seule une poignée d’illuminés arpentait  la montagne. On les reconnaissait  à leurs knickers, chaussettes rouges, chemise à carreaux, Super- guides en cuir et guide Ollivier précautionneusement rangé dans le haut du sac. En se séparant de l’alpinisme, la randonnée devient une activité à part entière et se massifie. Dès lors, on ne vient plus en montagne pour gravir les sommets, mais pour tout simplement les admirer  d’en bas, voire d’en faire le tour, de col en col.
Les Parcs nationaux et régionaux, ainsi que le tourisme social, sont en plein essor. On creuse les sentiers à la pioche dans une logique parfois calquée sur l’aménagement routier.
Ombre au tableau, les vallées se dépeuplent. La jeunesse pyrénéenne monte à Paris travailler aux impôts, dans les postes ou  l’enseignement. Pour endiguer la désertification de la montagne, la pluriactivité apparaît comme la seule solution.Dans le même temps, sur le plan tourisme, les Pyrénées font figure de massif mal connu du grand public. Un vaste programme de promotion produira  le slogan « Pyrénées, la frontière sauvage ». S’ensuivra une formidable polémique contre l’idée sous-entendue de « réserve d’indiens ».

La profession n’aurait pu naître ni exister sans l’implication d’hommes de conviction.

Jacques Cadier, pasteur protestant, petit-fils d’un des cinq frères Cadier, originaires d’Osse-en-Aspe, dirigeait dans le Queyras, un centre de vacances UNCM (ancêtre de l’UCPA). Il recourt à des jeunes du coin pour encadrer ses vacanciers. Il sera le premier président des accompagnateurs. Il était également président fondateur de l’Association Nationale des Centres Ecoles et Foyers de Ski de Fond (ANCEFSF), dont le rôle sera ultérieurement  déterminant.
Pierre Daban, fils de la dynastie des sonnetiers de  Nay, bataille avec courage pour la cause des pisteurs secouristes. Le ski alpin s’industrialise et réclame une main d’œuvre qualifiée pour l’entretien des pistes. Il veut bouter hors des  stations les gendarmes assurant « bénévolement » les secours. La création du diplôme de pisteur en 1974 -1976 consacrera sa victoire.
André Levy agira beaucoup en coulisse pour la profession et les Pyrénées .Puissant visionnaire et fin lettré, il créera en 1976 « Randonnées pyrénéennes », association investie de missions parapubliques afin de sortir le tourisme non motorisé de son état de friche. Son projet, des plus cohérents, vise à faire découvrir à pied la moyenne montagne, celle des villages. Sans demie mesure, il met tout en œuvre pour y parvenir : la construction de gîtes d’étape chez l’habitant, les tours de pays, l’édition de cartes, de topos et, en ce qui nous concerne, la promotion des séjours accompagnés par des professionnels.
Jean-Pierre Oueillé dirigeait le Centre d’Information Montagne et Sentiers (« CIMES Pyrénées »). La raison d’être de cet appendice de Rando Py était de commercialiser le tourisme diffus. Cimes engendrera une mobilisation des socios professionnels à un niveau qui ne sera jamais égalé. La dynamique du CIMES Pyrénées s’est brutalement arrêtée contre un arbre, un soir d’hiver, sur la ligne de droite Toulouse- Saint- Gaudens. Le CIMES ne s’en est jamais relevé.
L’ensemble des acteurs convergeait vers quelques lieux de légende qui ont aujourd’hui sombré dans l’oubli. Les accompagnateurs de France et de Navarre se retrouvaient  à Moline en Queyras chez Jacques Cadier. Je ne compte plus les voyages dans les Alpes avec Pierre Daban dans sa légendaire DS blanche. On en revenait gonflés à bloc. Tout le gotha pyrénéen se retrouvait à Balagué, en Ariège, au domicile d’André Levy, siège de Rando Py.
La cave du Service d’étude et d’aménagement touristique de la montagne (SEATM)  à Toulouse servait de cadre aux réunions du CIMES. Les réunions prenaient le plus souvent l’allure de vastes empoignades qui duraient jusqu’à plus soif. Il nous arrivait parfois de dormir, à même le sol, dans la salle de réunion.

Evolution des diplômes et formation.

En 1970, l’Union des Accompagnateurs en Montagne (UNAM), qui deviendra plus tard le Syndicat National des Accompagnateurs en Montagne (SNAM), met en place des stages de formation débouchant sur un vague test d’aptitude. On entrait dans le métier par cooptation.
Le Brevet d’état d’AEMM voit le jour en 1976. La machine administrative Jeunesse et sports se met alors en branle. Son premier travail sera de régulariser tous les accompagnateurs sans diplôme exerçant à droite à gauche et pouvant justifier d’une activité professionnelle ; il en sortait de partout.
Les premiers cursus mettaient l’accent sur la nécessité de vivre en montagne pendant un minimum de trois mois. Le terme d’installation était préféré à celui de formation. Importante nuance, l’objectif est d’éviter de reproduire le modèle des moniteurs de ski qui venaient, à l’époque, faire la saison sur les planches avant de repartir l’été se faire « griller la couenne » sur le bord des plages, le porte-monnaie plein. Haro donc sur  les Bordelais, Toulousains et autres titis parisiens qui s’aviseraient de venir brouter la laine sur le dos des pyrénéens de souche. Lors des premiers jurys, il suffisait d’arriver avec son pedigree de pyrénéen pour être reçu d’office. Je me souviens d’un berger passant l’examen de terrain varié, en bottes et parapluie, sous les applaudissements du jury !
En contre-point, le dépeuplement des vallées ne cesse de s’aggraver. Les pouvoirs publics s’en émeuvent et réagissent en imaginant un ambitieux plan de formation aux métiers de la montagne. Le Ministère de l’agriculture de Toulouse sera chargé de sa mise en œuvre. L’ANPE qui, à l’époque, n’était pas indigente, payait avec largesse formations et salaires. Pierre Daban et Pierre Corrèges, prof de gym détaché à l’enseignement agricole, s’attèleront à cette noble cause.
De 1974 à 1976, on forme à tour de bras des pisteurs, des animateurs de ski de fond, des moniteurs et des accompagnateurs en montagne et  tourisme équestre. L’Ariège attire de nombreux néos qui descendent s’installer dans les Pyrénées. Ils s’engouffreront dans la brèche. Quelques fromages de chèvre,  du tissage, un peu d’accompagnement et le tour est joué. En cette époque bénie, on était stagiaire et formateur dans la même année. C’était mon cas.
L’inflation d’accompagnateurs formés se traduira par un gonflement mécanique des statistiques de l’ANPE.  Sonne alors l’heure de la remise en cause. Pour répondre à la question « pourquoi les accompagnateurs ne travaillent-ils pas ? », nous enclenchons une action originale de « Formation réflexion » qui prendra la forme d’une traversée des Pyrénées en deux fois dix jours. Un think tank dirait-on aujourd’hui. Les décideurs pyrénéens sont invités à venir marcher avec nous pour partager leur vision du métier et du développement du tourisme pyrénéen. Sur la trentaine de participants, la plupart sont encore présents aujourd’hui dans le paysage professionnel comme Rémy Fourasté, à l’agence La Balaguère. Certains ont arrêté, ayant pris conscience que réussir dans l’accompagnement n’était pas si simple.

Evolution des profils
En ce début du XXIe siècle, le contexte change.  Le mythe de l’accompagnateur montagnard pluriactif est relégué au musée
La profession s’intellectualise : 53% ont le Bac et plus. La technologie prend le pas sur l’expérience montagnarde. L’accompagnateur du XXIe siècle est désormais appareillé comme un airbus A 320 : GPS, logiciels de carto, bulletin météo en temps réel et autres gadgets numériques font désormais  partie de l’équipement indispensable de l’accompagnateur new wave.
Aujourd’hui, il apparaît clairement que le diplôme n’est plus une finalité mais un commencement. Tout se joue après. La compétence de terrain, certes nécessaire, n’est plus suffisante. L’accompagnateur doit avant tout définir son projet de vie et d’entreprise qui souvent se superposent. Il doit aussi se comporter comme un gérant de TPE, et  s’intéresser autant à la comptabilité, au marketing et à l’internet qu’aux petites fleurs. Le muscle le plus important pour réussir, n’est plus le mollet mais le cerveau.

Création de spécialités
Un tantinet bridés sur leur territoire de prérogatives, les AEM ont eu le flair d’explorer des niches d’activités nouvelles, liées de prés ou de loin à l’accompagnement. A leurs débuts, la raquette, le canyon et les voyages, étaient pratiquées dans la plus totale illégalité. La loi viendra rapidement encadrer ces pratiques en créant des spécialités complémentaires au diplôme de base.
La Raquette a fait son lit au chevet du ski de fond malade. Les accompagnateurs se sont engouffrés dans la brèche, jusqu’à devenir la vache à lait de la profession. Cette pratique a été intégrée au brevet d’état en 1993. Un système d’équivalences a été offert aux pisteurs et moniteurs de ski. Aujourd’hui, le gras du marché de la raquette est fourni par la clientèle station : finies les grands envolées lyriques dans la montagne sauvage, et place à la raquette loisir pratiquée à l’heure.
A ses débuts, l’activité canyonning est indissociablement liée à la découverte de la Sierra de Guara par un cercle très fermé de guides accompagnateurs en recherche de « toujours plus ».  L’activité était entièrement nouvelle, personne n’y connaissait rien.
La seule référence disponible était le guide Minvielle et quelques vieux routards comme Christian Abadie. Ce dernier délivrait parcimonieusement ses renseignements autour d’un verre d’absinthe, avant de les publier dans le Bulletin de la Société Ramond.  Nos expériences et nos astuces, mises bout à bout,  ont contribué à construire la qualification AQA Canyon en 1995.
Le VTT, spécialisation officiellement  reconnue, fera peu d’adeptes.
La marche nordique, la conduite d’animaux de bât, le conte, les activités adaptées pour handicapés ont vu le jour sans donner lieu à des reconnaissances officielles. Pour compléter leurs revenus, certains sont formateur, auteur de guides, gérant de Gîtes.

La création d’agences de voyages à pied sera le fait d’accompagnateurs
Il suffisait d’ouvrir les petites annonces du Nouvel Obs pour en trouver la liste.
L’agence La Balaguère représente dans ce domaine  une belle réussite, sinon la plus belle. Initiée par des accompagnateurs avec pour seul capital une « paire de pompes » et beaucoup de conviction, elle a acquis une dimension internationale. Des accompagnateurs occupent la plupart des postes clés.
Pour contourner les fourches caudines de la loi de 1975 réglementant les produits forfaitisés, la plupart des accompagnateurs se mirent à créer des associations agrées tourisme. L’Association Nationale des Centres écoles et foyers de ski de fond (ANCEFSF) offrait le précieux sésame. Cependant, les limites du statut associatif ne se feront pas attendre. A la suite de contrôles fiscaux gentiment envoyés par la concurrence,  la plupart des associations migreront vers le statut de société commerciale. Lors de la promulgation de la loi de 1992 en remplacement de la loi de 1975, peu d’accompagnateurs ont bénéficié de la lucarne offerte par le régime de l’Habilitation, octroyant le droit aux brevets d’état d’organiser des voyages à forfait. Autre métier !

Perspectives
A l’heure de l’Europe, l’ouverture du marché n’a pas encore touché la profession. Juridiquement, il n’est pas interdit aux accompagnateurs d’autres pays européens de venir exercer en France sous réserve de se conformer aux garde-fous dressés par Jeunesse et Sports. À quand l’accompagnateur polonais ….
Pour barrer la route à l’arrivée en montagne de nouveaux diplômes, la profession a dressé une barrière protectionniste. Elle consiste à définir la montagne comme milieu spécifique où seuls les brevets d’état d’accompagnateur et de guide de haute montagne sont autorisés à exercer. Principalement visé, le Brevet professionnel jeunesse et sports randonnée  (BPJS Rando) se trouve de fait prié d’exercer ses talents en plaine à regarder la montagne de loin.

L’accompagnement à l’étranger revêt plusieurs réalités. Les pays se mettent à former leurs propres accompagnateurs. Les agences y ont recours sous le vernis de développement durable et responsable. Plus prosaïquement, elles réalisent surtout  de substantielles économies rendues nécessaires par le contexte concurrentiel musclé. Quant aux accompagnateurs locaux, ils n’hésitent pas à venir démarcher en France via Internet et le bouche à oreille. Paradoxalement, peu d’accompagnateurs français conduisent leurs clients aux quatre coins du monde. Se hasarder sur ce terrain nécessite de bonnes connaissances en tourisme et beaucoup de débrouille.
Les regroupements professionnels de type « Bureau des guides et des accompagnateurs » ont, sauf exception, du mal à fonctionner. Principale raison, leur indépendance viscérale. Cette carence rend l’offre peu visible et contraint le client à partir lui- même à la pêche aux infos. Dommage, car dans les vallées existe un potentiel inexploité de touristes en séjour. Faute d’étude fiable, on ne connaît pas le poids économique de la profession. On suppose simplement qu’il est important. Sur l’ensemble des massifs, la machine Jeunesse et sports a produit de 2007 à 2010, 274 accompagnateurs dont 18% de femmes. En 2009, sur les Pyrénées, le chiffre est de 27 dont 11% de femmes.
En France, le cursus actuel devait évoluer avec, dans un premier temps, une plus grande prise en compte de l’activité hivernale.  .Une réflexion est en cours vers un diplôme d’état de l’encadrement et de l’enseignement des sports de montagne.

Quel bilan personnel de trente années d’accompagnement ?
Au moment où l’âge de la retraite n’est plus un concept lointain mais une réalité proche, sonne l’heure des premiers bilans.
Le premier sentiment est celui de la fierté, d’avoir été l’acteur d’une formidable aventure humaine faite d’exaltation, de tâtonnements, de succés mais aussi d’échecs. Pierre Daban, le pasteur Cadier et André Levy auront été mes mentors.
Je dois aux deux premiers de m’avoir mis le pied à l’étrier et à André Lévy ma construction professionnelle. J’ai tiré de mon implication militante d’importants bénéfices indirects. Elle m’a permis de construire un réseau « béton » de relations.  Mes premiers clients ont été recrutés parmi les décideurs de l’époque. A chaque création de spécialité, le système des équivalences m’a permis de passer entre les gouttes. A commencer par celui d’accompagnateur que je n’ai jamais présenté. C’était le cas pour la raquette et le canyon.
Tous les deux ans, je faisais la traversée de Lourdes à Ayous avec des raquettes en bois, sans filet ni assistance .Dormir en cabane, aller chercher le bois pour se chauffer et faire la cuisine, les clients aimaient ça. Inimaginable aujourd’hui.
L’époque Cimes était extraordinaire. C’était une auberge espagnole où l’on trouvait de tout. Jean Louis Petiqueux et ses randonnées survie, proposait de  « réveiller le sauvage qui sommeille en nous ». À l’époque des premiers ordinateurs, le Manupied en Ariège organisait des stages « Informatique et randonnée ». Pour ma part, je faisais des « Randonnées aventure » où chaque jour, le programme était tiré à la courte paille avec deux brins d’herbes. La liste des produits abracadabrantesques serait trop longue à établir. La pauvreté de l’offre rando actuelle, toute formatée à l’identique, me donne à penser que la meilleure chose qui puisse arriver à la profession serait de réinventer un tel vivier d’initiatives.
Principal enseignement : ce n’est pas un métier où l’on fait fortune, mais où on se fait plaisir. Commencer au moment où tout était à faire a certainement été la meilleure chose qui puisse m’arriver. En ces temps heureux, on pouvait bivouaquer où bon nous semblait, imaginer des itinéraires nouveaux comme Gavarnie-Rodellar, sur les traces de Lucien Briet ! Mes plus belles récompenses, je les lisais dans les yeux de mes clients satisfaits. Au cours de mes randonnées, je me suis toujours attaché à casser les repères citadins et à les faire  retourner en enfance. Dormir à la belle dans l’herbe, cuisiner des plantes sauvages, s’abriter de l’orage dans une grotte, autant d’expériences inédites dont le souvenir sera toujours présent dans leur esprit.
Quel formidable terrain d’aventure que la Sierra de Guara, tous ces canyons que nous découvrions (et je ne savais pas nager) ! J’étais, parmi les premiers à y amener des clients. Rodellar n’était pas encore alimenté en électricité, la route n’était qu’une piste. Un jour de voyage, pour s’y rendre. Je me souviens avec nostalgie des bivouacs dans le rio Tinto (Peonera) et des gigots en papillote cuits au feu de bois. Sur mes pubs de l’époque, logement en grange confortable voulait dire que la paille avait été changée !
Le VTT, appelé à l’époque mountain bike, n’en était qu’à ses débuts. En 1989, j’organisais la traversée du Sentier cathare. Les vélos, en fer, pesaient le poids d’un âne mort. L’expérience s’est avérée peu concluante et ne connut pas de lendemain.
En appliquant à la rando  le concept de forfait tout compris, j’ai initié  la création des agences de randonnée. Le coup d’essai était Sentier des Pyrénées, groupement informel de copains : Jacques Samuel, Martine Vilana, et Jacky Feugas. L’épine dorsale de notre programme était la traversée complète de la chaîne en plusieurs tronçons d’une semaine. Puis vint, de 1982 à19 89, l’époque Pyrénaïca, association tourisme bénéficiant de l’agrément tourisme de l’Ancef. Je me souviens avoir encaissé l’ire de nombreux puristes me reprochant la marchandisation de la montagne. Parler de produit était un vilain mot. Depuis, le modèle a fait des petits et inspiré notament Vincent Fonvieille qui, avant de créer la  Balaguère, a fait ses armes à mes côtés.

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