Le palmier, arbre emblématique du Béarn.

le palmier arbre emblématique du Béarn

Arbre emblématique du Béarn, le palmier a été choisi pour sa facilité d’adaptation au climat et sa grande capacité à supporter sans broncher les coups de froid. Jusqu’à -15° il résiste ans sourciller.

Contrairement à une idée répandue, il n’est pas venu d’Amérique dans les bagages des émigrés béarnais mais d’Algérie au XIX° siècle. A la Belle époque la mode voulait qu’on salue les occasions heureuses en plantant un palmier.

Pau doit son air de Riviera à la colonie anglo-américaine fortunée,

Alors que la palmeraie face à la gare de Pau a été crée en 1898, celle du boulevard des Pyrénées est l’œuvre d’André Labarrère

Botaniquement parlant,

Le palmier béarnais, de son vrai nom Trachycarpus fortunei porte le nom de son découvreur Robert Fortune ayant ramené des graines du Chusan en Chinois en 1850.

Il est aussi appelé palmier de chine, palmier-chanvre et palmier moulin

dans son pays d’origine, en Chine, il pousse jusqu’à 2000 m 

En vallée d’Ossau on peut en voir à Eaux Chaudes où ils ont l’air de se plaire 

 

Il existe des palmiers femelles et mâles.

La floraison à lieu en mai juin. Les fleurs mâles jaune vif confient au vent la responsabilité de féconder les fleurs femelles de couleur jaune crème. A maturité, elles produisent des grappes de fruits noir violet

Ce n’est pas à proprement parler un arbre

A l’instar des bananiers ou des yuccas, le palmier s’apparente plus à une fougère géante qu’à un arbre. Le faux tronc appelé stipe ne grossit pas. D’un diamètre constant, il est recouvert d’un crin épais ayant autrefois servi au garnissage des matelas. La croissance lente au début, s’accélère au fil des ans.

Chez les palmiers, le diamètre du stipe est constant, du pied de l’arbre jusqu’au bouquet de feuilles terminales avec parfois des irrégularités pouvant s’expliquer par des variations climatiques

Les feuilles émergent au sommet du stipe formant une couronne d’une trentaine de feuilles. Les rameaux secs persistent longtemps sur l’arbre, formant une sorte de jupon grisâtre disgracieux. Il est préférable de les couper.

Deux menaces sournoises pèsent les palmiers, le charançon rouge et un papillon le « paysandisia archon ».

Alors que le premier originaire d’Asie du sud est ronge l’arbre de l’intérieur, le second venu d’Amérique du sud s’attaque aux palmes. D’aucuns y voient une calamité analogue à la pyrale du buis. Pour le moment le Béarn ne semble pas affecté mais la prudence est de rigueur

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